La première période fut totalement perturbée par l'accident survenu à Marco Randria. Heuresement, sans conséquence tragique, l'arrêt cardiaque subit sur la pelouse par l'ancien Sedanais a particulièrement marqué les esprits de tous ceux présents au stade Louis Dugauguez. C'est donc fort logiquement que le football, subitement devenu accessoire, a laissé place à l'inquiètude. Dans ces conditions, il devenait difficile de s'exprimer balle au pied. Pourtant, les Sedanais avaient bien entamé le match, mais que faire lorsque l'esprit n'est plus sur le terrain ?... La pause allait apporter son lot de réconfort puisque le joueur niortais était sorti d'affaire. Cette bonne nouvelle soulagea sûrement les Ardennais, mais peut être moins ses coéquipiers, qui eurent beaucoup de mal à rester dans la partie et à contenir les assauts de leurs adversaires. Dès la reprise, Sedan ouvrait le score, et à partir de ce moment, allait mettre la pression sur des Vendéens incapables de revenir au jeu, et qui devaient s'en remettre à quelques coups d'éclat pour apporter le danger sur le but de Regnault. Plus le temps passait, et plus les Sedanais hésitaient entre attaquer en vue de se mettre définitivement à l'abri, et défendre leur maigre avantage. La fin de la rencontre allait s'enflammer, car, professionnalisme oblige, les visiteurs ne pouvaient se contenter de s'avouer vaincus sans un sursaut d'orgueil. Le CSSA, hésitant, tremblait à chaque percée niortaise, jusqu'au coup de sifflet final. Il ne faudra retenir de ce match que le bon résultat comptable, et espérer que les prochaines rencontres (à Dijon, en danger en championnat, contre Troyes, en match en retard, et contre Nantes, en coupe de France) portent les mêmes satisfactions hivernales...